Les clés de l'ascension par Le Passeur

Publié le par Carole Blériot

Les clés de l’ascension

Par le Passeur.

Celles et ceux qui me lisent de temps en temps auront remarqué qu’entre ces temps un autre temps fait de silence s’est installé. Un besoin de retour exclusif à la terre m’était nécessaire que j’ai mis à profit sur les plans d’action, de réflexion et de ressourcement. Il fallait laisser venir à travers les tâches simples qui nous apprennent toujours plus sur le lâcher-prise, l’abandon et l’humilité dont j’ai déjà tant parlé ici. Je pense que ce temps suspendu est nécessaire à tous, aujourd’hui tout particulièrement, et que chacun, dans la mesure de ses capacités, ne doit pas omettre de le vivre pour de mauvaises raisons si le besoin s’en fait sentir.

Nous avons franchi jusque-là en douceur le terme d’une époque. Bien des catastrophistes en seront pour leurs frais, non que tout soit fini, loin de là, mais les grands mouvements de Gaïa – tout à fait observables – se font jusque-là dans un équilibre étonnant qui préserve bien des vies. Pourtant, partout, toutes les plaques tectoniques de la Terre ont bougé sans qu’il y ait pour autant de catastrophe. Cela présage un avenir qui fut longtemps hors d’atteinte. En empruntant un raccourci abrupt, je dirais que la volonté et l’effort d’un grand nombre d’incarner eux-même le monde qu’ils veulent voir et non celui que d’autres leur présentent y est sûrement pour beaucoup. Comme je l’ai dit, tout n’est pas fini, ce qui arrive au sein de la Terre et des espèces vivantes qu’elle porte ne peut se comprendre pour ceux qui le souhaitent que par l’observation de notre Soleil dont l’activité est en hausse et grimpera encore jusqu’à son pic prévu en 2013, et par les mouvements cosmiques que nous allons observer. Il y aura sur Gaïa des mouvements plus conséquents et je le redis, chacun vivra la résonance de ce qu’il émettra. Dans un même monde et au travers des mêmes évènements seront vécues des réalités bien différentes. Il importe donc de persévérer, de ne pas entrer dans les peurs et les colères des alarmistes à la vision troublée et de veiller à ce qu’aucun fil ne nous relie plus aux marionnettistes. Les manipulations vont bon train et il n’est pas exclu que le vieux bouc ne meure sans encore quelques bonnes ruades. Laissez filer cela, n’entrez plus dans le jeu, vivez le détachement qui est naturellement le vôtre hors de vos blessures, soyez plus que jamais dans ce monde mais pas de ce monde.

J’ai beaucoup écrit sur ce qui me semble l’absolu essentiel au-delà de tout ce qui peut être dit ici et là : la guérison. La guérison de nos êtres blessés tout au long de tant de vies difficiles, la guérison du conditionnement auquel nous avons été et nous sommes toujours soumis – bien que de moins en moins en cette époque d’apocalypse où par définition tout se révèle – la guérison avant tout de notre corps émotionnel qui détermine tous nos mécanismes de défense et les filtres qui voilent notre regard, la guérison des automatismes qui nous séparent, la guérison des maux nés de notre identification à notre égo. J’ai le sentiment d’avoir dit à peu près tout ce que je pouvais sur ce sujet. J’ai tenté aussi de donner une perspective à ce processus de guérison : pourquoi justement aujourd’hui ? Au terme de quoi ? Dans quelle histoire nous sommes-nous embarqués ?  Il est temps d’aborder autre chose.

Tout le monde n’en est pas au même point dans son histoire personnelle. Beaucoup ne se sentent pas prêts devant l’échéance qu’ils pressentent mais ne peuvent clairement formuler. Le seul fait pourtant qu’ils se posent la question, montre qu’ils le sont. Ne jugez ni ce que vous êtes à ce jour, ni ce que sont les autres derrière votre regard. Tout est miroir et ce que vous vivez d’autrui vous renvoie encore et toujours à ce que votre être profond réclame de vivre pour avancer sur ces points qui demeurent dissonants. Il y a en vous l’ego, ce Moi dont nous avons tant parlé, qui toujours se pèse et se compare, s’angoisse et s’interroge, critique et renie, juge et dénie, et il y a vous en votre essence, VOUS, qui savez exactement où vous allez et qui déterminez les conditions des expériences que vous rencontrez ici-bas afin d’amener en la matière la lumière de la connaissance qui sera la lumière alchimique de la transcendance.

Vous, en temps que sous-ensemble de l’ensemble, si vous transcendez votre intolérance à autrui, si vous transcendez votre jugement, vous établissez sur ces points majeurs une équation dans la géométrie des échanges humains et apportez ce progrès à l’ensemble. C’est comme ouvrir avec pour seul outil l’harmonie un sentier dans une végétation inextricable où chacun se débat à la machette, sans conscience de ce qu’il rencontre. Tout le monde finalement en bénéficie et la paix revient lorsqu’on entrevoit le sentier.

Ce que vous avez alors établi dans la transcendance ouvre de nouvelles perspectives dans la géométrie existante et ces perspectives trouvent aussitôt résonance ici et ailleurs et se réalisent dans un mouvement fractal continu. Tout en permanence se crée ainsi et ce qui se crée en conscience porte en lui sa continuité, elle-même créatrice. L’une des lois fondamentales en vigueur parmi les peuples éclairés de l’univers est la responsabilité de nos créations.

Dans l’ordonnancement naturel de cette perspective nouvelle, il arrive toujours un moment, d’abord fugace, où le regard entrevoit l’alchimie sacrée de la vie, l’imbrication parfaite de tout évènement de l’espace et du temps. Ces premières fulgurances se portent souvent sur sa propre vie. Soudain, un éclair fuse où tout est compris du sens et de l’utilité de chaque évènement vécu depuis aussi loin que remonte sa mémoire d’enfant jusqu’au jour de cette vision. C’est à la fois un choc – parce que l’on entrevoit alors ce que fut jusque-là sa propre non-conscience – et un ravissement car on touche à la fois au macrocosme qui nous dépasse mais qui nous imprègne à cet instant de l’amour attentif dont il nous éclaire, et au microcosme important que nous sommes puisque pleinement acteur au sein de l’ensemble. Ce sont des moments de grâce, des moments empreints d’une joie profonde, qui préfigurent ce que nous allons vivre très bientôt après ce que la plupart désignent comme l’ascension.

Il n’en sera pas de même pour tout le monde, bien sûr. Non que tout le monde n’ait pas les mêmes chances et le même potentiel en lui, mais tout le monde n’a pas fait les mêmes choix. Ce choix, j’en ai déjà parlé, appartient à chacun, bel et bien en son âme et conscience, ce n’est pas cette fois une formule toute faite. Il y a donc ceux qui ont fait en leur âme le choix d’accompagner cette conscience élevée qu’est Urantia-Gaïa dans sa propre ascension et ceux qui ont conservé en eux les poids qui les empêchent de s’élever vibratoirement avec elle. Ceux-là feront donc cette expérience ascensionnelle un peu plus tard, après avoir enrichi leur chemin, c’était leur choix de départ et ils savent ce qu’ils font.

L’ascension est une descente de lumière dans la matière qui accélère la fréquence vibratoire de celle-ci. On monte alors de plusieurs octaves pour se caler (se synthoniser) sur la fréquence où se stabilisera notre Terre. Ces dernières semaines, après quelques incursions déjà auparavant, le système solaire est entré pour une très longue période dans la ceinture de photons, qui je le rappelle sont des particules de lumière. Littéralement, nous baignons à présent dans un océan de lumière que nous n’avons pas connu depuis plusieurs millénaires et nombre d’entre nous l’avons ressenti fortement dans nos corps physiques. Ce qui selon les personnes s’est traduit dans un premier temps par des fatigues intenses, parfois à la limite de l’épuisement, des états dépressifs, des douleurs variées et changeantes, des mises en avant (en lumière) des traumas et autres poids lourds non guéris… Les plus chanceux, les plus légers, auront ressenti une forte stimulation de leurs pulsions joyeuses et créatrices. La mise en lumière active en chacun une alchimie propre à ce qu’il est sur le moment. Tout ça se stabilisera car nous sommes parfaitement conçus et préparés pour nous y adapter.

L’alchimie n’est pas un mot imprécis et hors de portée. Il signifie entre autres que vous êtes inconsciemment perméables à de multiples influences et que tout ce que vous posez dans les actes de votre vie revêt un sens et porte ses conséquences sur différents plans, du matériel à l’éthérique. C’est une cuisine faite de multiples ingrédients. Ainsi pour prendre cet exemple, acheter une maison en un lieu porte un sens qui n’a rien d’anodin. Il y a résonance entre ce lieu et vous et vous décidez d’une imprégnation mutuelle en incarnant un acte d’achat qui symbolise un ancrage profond en cet endroit. Le rendez-vous était en fait prévu bien à l’avance et s’inscrit dans une géométrie précise en rapport avec la Terre. Si au-delà de la simple transaction et du contentement qui en découle, vous ouvrez votre perception au sens de tout cela, il est probable que vous touchiez aux raisons profondes de votre désir d’ancrage en ce lieu et que vous en ressentiez alors le mouvement d’ensemble, la géométrie qui se dessine, peut-être même les conséquences sur l’ensemble. C’est d’ailleurs quelque chose à faire avant de poser tout acte, ressentez-en d’abord la justesse en vous et observez les signes. Tout a-t-il été fluide pour vous amener jusque-là ? Et à présent y-a-t-il harmonie ? Dans le cas contraire, réflechissez-y à deux fois, car il est probable que cette création ne porte pas en elle sa continuité. C’est vers quelque chose de cet ordre que nous porte le nouveau monde qui se dessine, vers une conscientisation profonde de tout acte – et même de toute pensée. Vu d’ici, sur le seuil, juste avant le passage du chas, cela semble ardu. Mais une fois passé ce seuil, nous n’aurons plus les limites que nous avons, et ne doutez pas qu’il y aura de l’aide présente sur le chemin.

En attendant donc, ce qui n’est pas résolu en nous, ce qui n’est pas aligné dans notre verticalité remonte inévitablement à la surface avec son inconfort. Si vous vivez encore des situations désagréables, même si vous avez l’impression qu’elles ne sont pas de votre fait, si vous êtes toujours la proie de douleurs, de tourments intérieurs, de sentiments involutifs de tout ordre – colère, intolérance, perte du désir ce vivre, agressivité, etc. – c’est que votre âme réclame votre attention sur les souffrances contenues qui vous encombrent avec assez de poids pour vous entraîner trop encore dans leur sillage boueux. Ne croyez pas que ce lest vous place dans l’impossibilité de passer le chas, vous n’en êtes probablement plus là, simplement ça se fera avec plus d’inconfort, car on ne peut passer ce point que dans l’abandon absolu, qui entend aussi le nettoyage de notre corps émotionnel. C’est pour ne pas avoir à affronter trop de vos propres démons sur le seuil que je vous invite à une ultime exploration de vous-même dès à présent. Certes, tout le monde est fatigué de mettre et remettre cent fois l’ouvrage sur le métier, mais n’est-ce pas justement la centième ? Ne baissez pas les bras, mettez à profit le temps qui reste avant la grande bascule et si vous en avez le courage, allez regarder une dernière fois d’où vient ce qui vous gêne encore trop, ce vieux démon, acceptez-le sans juger quoi que ce soit, sachez lui sourire avec bienveillance, pardonnez, surtout pardonnez, et ainsi laissez partir sa barque au fil de l’eau.

Laissez-moi vous parler un peu du pourquoi de tant de certitude quant à l’avenir radieux qui nous attend. Le temps est perçu ici de façon linéaire comme un film qui se déroule, je ne vous apprends rien, il y a donc la perception d’un passé, d’un présent et d’un futur. Lorsque de notre point de vue dans cette troisième dimension nous parlons du futur, il semble alors que nous nous projetons dans l’imaginaire, dans ce que nous laisse supposer ce que nous avons déjà vu du film. Ce n’est que le point de vue de notre dimension. Autrement dit la linéarité du temps ne s’applique qu’à notre perception de l’univers. Au-delà de cette perception particulière, cette linéarité disparaît et tout existe alors en même temps. Les êtres qui nous aident dans notre évolution ont une vision de l’ensemble du film. Ils ont la possibilité de visionner n’importe quelle image de la pellicule, ils peuvent emprunter ce que j’appellerai les couloirs du temps, ainsi que les humains de cette dimension lorsqu’ils vivent une expérience de conscience modifiée qui ouvre cette perception.

L’avenir à partir d’ici et maintenant existe donc déjà et peut être observé, mais il n’est pas fixe, il se modèle selon les lignes du temps dont j’ai déjà parlé. Simplement, il y a pour tout avenir en potentiel un point existant dans la linéarité du temps de notre dimension à partir duquel l’élan est déterminant pour ne plus le modifier en profondeur. En somme un point de non-retour qui fait que l’énergie en mouvement atteint l’un des points remarquables de sa trajectoire, comme le sportif qui va sauter la barre ne peut plus stopper son mouvement à partir d’un certain point de son élan, ni rater son objectif (passer la barre) même si son intention, sa croyance en lui, faiblit au-delà de ce point. Ce point remarquable de la trajectoire est l’ascension d’une bonne partie de l’humanité en cœur avec la Terre qui la porte et la nourrit. Ce n’est pas rien, c’est vraiment un point très remarquable et c’est pourquoi il est si important de maintenir dans la simplicité et la joie notre intention de porter en nous jusqu’au bout le monde que nous appelons de nos vœux. Ainsi nous assurons solidement le point de non-retour.

Ce qui est vu, au-delà de notre dimension, c’est que ça a été réalisé malgré toutes les tentatives de déstabilisation des marionnettistes par la peur et tous les artifices de la séparation. Ne relâchons pas pour autant notre intention, menons-là sereinement jusqu’au passage du chas tout en dégageant encore un peu plus les entraves qui nous encombrent. Les pouvoirs en place jusque-là se délitent, ils pourront de moins en moins dissimuler ce qu’ils sont, leurs fondations tombent, ils auront de plus en plus de mal à le masquer et leurs actions n’auront bientôt plus d’effets. Que l’œuvre qui s’accomplit soit la plus parfaite possible, faisons tous du mieux que nous pouvons en ne nous laissant pas distraire par les bruits du monde qui vont aller grandissant et les quelques inconforts que nous pouvons encore rencontrer.

Quelque chose d’exceptionnel est en train d’arriver, dont nous avons nos propres clés, quelque chose qui s’est bâti sur des millénaires et dont le dernier acte s’achève depuis quelques décennies jusqu’au dénouement final où nous arrivons, là, dans le temple au sommet de la pyramide. Quelque chose qui effacera vite les difficultés vécues, quelque chose qui sonnera le grand réveil de l’humanité et son entrée tant attendue en maturité.

Fraternellement,

© Le Passeur – 17 Mai 2012 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la diffusion à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.