Le courage de vivre sa passion

Publié le par Carole Blériot

~ Le courage de vivre sa passion ~

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose
d'amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite
et qu'il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la
réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt
tout son sens ! Est-ce vrai ? Est-ce aimable ? Est-ce nécessaire ? Évidemment, comme tout part de soi,
une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement.

Se donne t-on vraiment le droit ? Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les
bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c'est une qualité
de vie qu'un individu peut s'autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des
inconvénients mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner
le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d'un employeur et recevoir son chèque de paye tous
les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le
vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis,
ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui mais pas
à tous ! Et si la vie avait autre chose à offrir ? L'uniformité ne fait pas partie de ce monde.

D'autres se sont créé un beau rêve différent.

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La vie a doté chacun d'une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n'est certes pas tous qui
sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd'hui une infinité
de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n'y a rien de mal à être employé(e)
et à s'acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter
 d'en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas ?...

Le problème de l'employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l'usine dans
la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu'arrive-t-il quand un individu
qui a toujours vécu sous l'aile d'un paternel doit prendre sa vie en mains ? L'âge dit-on, est un
obstacle pour se repositionner ? Mais est-ce une croyance ou une réalité ?

Chantal, 52 ans a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l'entendre elle répète que
nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois
agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu'elle est très en demande
et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal refuse de se
déplacer d'employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu'elle
la vise aussi mais qu'elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l'endroit qui lui
conviendra le mieux. Tout est dans l'attitude et la perception. Nous sommes créateur de notre réalité,
quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer
quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n'est pas toujours le chemin
le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu'un pour vous ramener dans
le rang. Mais la passion et un rêve bien mijoté viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes
à l'heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l'aider
à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s'applique plus de la même
façon. Nous le sentons autour de nous, tout s'écroule. Les anciennes structures
décisionnelles s'empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l'on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans
l'existence humaine mais pour des motifs différents : parce qu'en tant qu'âme, nous aimons
donner de nous-mêmes et dans la joie.

Khalil Gibran a écrit :
« Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ».
Ce n'est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c'est davantage
comment nous le faisons qui importe, et dans quelle énergie.

Texte de Paule Boucher sur la lettre Merci la Vie

Publié dans Clés d'évolution

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