L'amour de couple, clé de l'épanouissement ?

Publié le par Carole Blériot

Bonjour à tous,

 

Je laisse la parole à Laurent Dureau :

 

C’est bizarre comme titre, et pourtant j’entends cela régulièrement avec mes oreilles, mais les non-dits, et tout particulièrement les regards, font régulièrement paniquer le compteur d’amour de mes ressentis.

L’ homme d’un côté souffre de cette incompréhensible femme (et phénomène) qui vit avec lui tandis que la femme ignore pourquoi elle vit encore avec ce goujat de première (qui quelquefois a la main un peu lourde…). 

Vu de loin, on dirait que ce couple s’aime et s’adore. Ils ont des gosses, une maison presque à eux, une ou deux voitures à crédit et semblent être rentrés dans une routine qui mène au bonheur simple et humainement possible.

En effet, loin des strass et des paillettes, ils sont un couple comme tout le monde aime à en voir. Pas d’excès, pas de bizarrerie, pas d’excentricité de la part de madame, et pas de beuveries ravageuses pour monsieur.

Bref, un couple comme quelques milliards sur terre en termes de comportement et du reflet culturel local. Donc, tout va bien sauf que la Terre est un véritable tourbillon de violence et d’agressivité cachées entre elle et lui.

Je sais que ce n’est pas une première mondiale que d’annoncer que les problèmes de couple existent, mais souvent l’analyse renvoie d’un revers de main vers “c’est normal, c’est la vie !”. « Il y a toujours des hauts et des bas… »

C’est vrai qu’en faisant la moyenne des hauts avec celle des bas, le compteur est souvent plutôt dans le orange-rouge avant que cela cale parfois sur un divorce sanguinaire. Alors, où est l’amour dans tout cela ?

C’est vrai que tout le monde ne divorce pas, mais s’ il n’y avait pas le poids des regards extérieurs, des obligations financières, des enfants, etc., je crois que depuis longtemps le mariage serait passé en désuétude.

Allons donc voir au-delà de ce qui ne se dit pas et qui est communément admis par tous. Après tout, il est normal de tomber malade (c’est la faute aux virus !), d’avoir des accidents de voiture (c’est la faute à la météo quand on est tout seul ou de l’autre chauffard), de se retrouver papa alors qu’on s’y attendait pas (c’est la vie…), etc.

On en conclura gentiment qu’un divorce, qu’une séparation, est la faute “de l’autre” en tout premier lieu. Puis, si l’on est bon prince, on dira que c’était notre destin, et enfin pour éviter à trouver des excuses on dira de nouveau que “c’est la vie !”.

Derrière tout ce fatras d’excuses se trouve une ignorance fondamentale (sans compter celles des annexes, non négligeables non plus) qui démontre que, quel que soit l’endroit où il habite sur Terre, l’être humain est un mal aimé en puissance.

Dans ce malaise si profond, il est capable de mentir, de tromper, voire même de tuer, pour qu’un jour quelqu’un sache qu’il existe et qu’il a besoin de cet amour qui lui manque tant.

Il regarde la femme comme un objet alors qu’il crie de tout son corps son besoin d’être caressé, materné et “tendressé”. Pour madame, ce serait plutôt qu’elle pleurerait de toutes ses larmes pour sentir cette chaleur, cette force, cette envahissante sécurité dont elle rêve secrètement.

Je fais fi de toutes les demandes du mental qui voudrait les grosses caisses, la renommée, le fric à gogo, le titre mirobolant, la grosse chevalière pour monsieur, tandis que madame pencherait vers les bijoux, les garde-robes et paires de chaussures à n’en plus finir sans compter quelques cartes de crédit bien ravitaillées.

Ces dernières remarques sont pour l’extérieur, le paraître où la raison domine, tandis que celles qui sont intérieures se révèleraient être une demande du coeur (donc plus proche de la vérité ultime de l’être).

Alors, monsieur et madame sont-ils faits pour s’entendre ? La logique répondrait que oui, mais nos ressentis nous disent tout le contraire. Il y aurait une profonde incompréhension entre les énergies féminines et masculines.

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Publié dans Clés d'évolution

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