Clés : la Responsabilité

Publié le par Carole Blériot

Toutes les clés sont interreliées entres elles ...

 

Nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive dans la vie. Ok. Mais comment gérer cela, comment "délimiter", déterminer notre responsabilité ?

 

Vous remarquerez au passage que le mot dé- limiter est un peu contradictoire ! Délimiter, dans le dictionnaire, c'est poser des limites, limiter, alors que fait ce "dé" devant, qui est restrictif ? "dé" signifie retirer, arrêt d'un état.

En posant des limites, en déterminant les choses, en séparant, vous en viendrez à supprimer les limites ! Etrange non, la séparativité nous amènera de toute façon à l'Unité !!!

En posant des limites, nous permettons un espace de créativité illimité. Lorsque nous ne posons pas de limite, rien de structuré ne peux se créer, rien ne peux donc exister vraiment et s'épanouir. Intéressant non ? La séparativité nous sert, merci à elle 

 

Revenons à nos moutons. Drôle d’expression aussi ! Les moutons, dociles et obéissants ! Je rends cette mémoire et demande un alignement de mes énergies) et je rectifie, revenons à notre sujet. 

 

Nous avons donc besoin d'établir les limites, les frontières de nos responsabilités, en tout cas, les cadrer, afin de purifier l'espace de créativité au centre et ce, dans tous les domaines de notre vie : famille, travail, couple, plaisir, liberté, affectif, mental, émotionnel, spirituel ...

 

Nous devons faire la différence entre : faire ce qu'il y a à faire et laisser faire aux autres ce qu'ils doivent faire. Nous devons réapprendre à laisser aussi leur espace aux autres. Afin qu'ils s'y épanouissent et aient la possibilité d'avoir leurs propres responsabilités, leur droit à la créativité personnelle.

 

La vie est un travail d'équipe, dans l'Unité, nous sommes complémentaires les uns aux autres. La somme de tout ce qui existe forme l'Unité. C'est comme une goutte dans la mer : si vous prélevez une goutte de la mer, cette goutte contiendra les informations de la mer entière, car elle ne forme qu'un avec la mer même si elle a sa propre existence, sa propre forme, ses limites.

 

Pour aider les autres, il faut d'abord s'aider soi même. En posant vos limites de responsabilité, vous aiderez les autres à faire de même. Trouvez où l'harmonie fait défaut en vous, réajustez ce qui doit l'être.

 

Nous avons la responsabilité de nos réactions et devons laisser l'autre responsable des siennes, en lui laissant la liberté de réagir de la manière qui lui plaira, sans attentes, ni contrôle. Nous pouvons être un espace d'expression pour l'autre, et nous sommes responsable d'avec qui nous partageons cet espace, de comment nous l'entretenons et de nos ré action à cet échange.

 

Nous sommes tous différents et nos besoins, nos valeurs, nos priorités peuvent être différents de ceux de notre entourage. Nous sommes responsables de notre manière d'agir (de penser, de nos paroles). En empiétant sur la responsabilité des autres, nous les rapetissons, exerçons une dominance sur eux, nous leur envoyons une image d'êtres non égaux, l'un étant inférieur à l'autre, l'un étant "handicapé" et l'autre son sauveur. Lorsque qu'un certain nombre de personne ne réduira plus les autres à l'état d'"handicapé", plus personne ne le deviendra plus jamais. Ce sont les distorsions de nos comportements, qui créent dans notre vie des situations physiques, chez nous ou dans notre entourage. Et oui ! Ne pas avoir peur de cela, car l'autre a aussi sa responsabilité dans ce qu'il lui arrive (même un bébé ou un enfant). Rien n'est un hasard, nous avons tous choisi de vivre tous les évènements de notre vie, depuis le début, là où les choix se font sur d'autres plans plus subtils, mais bien réels.

Si vous êtes en train de lire ce texte, c’est que c’est pour vous le moment de passer à l’action, de vous prendre en main et de concrétiser cette reprise de responsabilité sur votre vie et par conséquent aussi, sur le monde extérieur.

Tant que les Citoyens des Etats se sentiront handicapés, limités, dépendants, sans utiliser leur propre autorité sur eux même,  il y aura des "sauveurs" : FMI, USA, ONU, gouvernement mondial, OMS, .... Plus les gens se prendront en main, plus ces baudruches se dégonfleront. Lutter ne sert à rien, car cela accrédite, donne de la force à l'ennemi. Observez vous et transformez ce qui vous limite, et votre monde changera, certaines choses disparaitrons, en se débattant un peu peut être par habitude de croyance, mais faneront indéniablement.

 

Nous avons la responsabilité aussi de nous respecter. Se respecter soit même au lieu d'attendre que les autres le fassent, c'est cela prendre sa responsabilité. Le respect inclut bien des choses, dont ce dont je vous ai parlé plus haut. Comment voulez vous que l'on vous respecte si vous ne vous respectez pas et ne respectez pas l'espace des autres. Espaces personnel, physique, intime, affectif, mental, spirituel, de travail, de couple, de choix ... Les viols, abus de pouvoir, les suprématies diverses viennent de là, dans votre vie et par résonnance, dans le monde. Respect de son corps aussi, se répercutant sur la terre.

 

 

Nous pouvons observer la répercussion de notre façon d'être avec nous même, dans la vie autour de nous et prendre notre responsabilité : faire les changements nécessaires à plus d'harmonie en nous et autour de nous. N'est ce pas notre intime but à tous ?

 

Nous ne devons pas nous oublier, sinon nous manquons d'amour pour nous même et donc aussi pour les autres, car nous ne rayonnerons plus, pour le bonheur et le partage avec tous.

 

Parfois, nous avons l'habitude de surcoopérer. Cela dénote une dépendance affective, une préoccupation excessive pour la vie des autres. Nous nous croyons obligés de faire le bonheur des autres et nous croyons que les autres ont quelque chose à voir avec notre bonheur personnel et intime. C'est une perte de notre pouvoir. C'est aussi une fuite de notre vie personnelle, en la reportant sur les autres.

Lorsque l'échange est équitable, un lien de retour se crée automatiquement. S’il n'y a aucun retour, c'est que l'intention n'était pas pure et que le lien n'a pas été fait dans l'échange équitable. Tout ne dépend que de vous.

 

Lorsque nous sommes dépendant affectif, cela signifie que l'on est inconscient de sa propre valeur, que l'on manque d'estime de soi, que son sentiment d'identité repose sur sa capacité à servir les autres. Servir ! Par obéissance ou par choix ?

En dépendant de l'affection des autres, nous nous concentrons en permanence sur les autres, sur leurs problèmes, sur leur vie. Nous projetons une partie de nous même sur eux. Cela signifie que nous fissurons notre énergie et donnons aux autres une partie de nous même qui les limite, les surveille et bien sûr les juge (même si cela est inconscient, jugement de valeur). Evidemment, cela n'aide ni l'un, ni l'autre.


Lorsque l'on dépend affectivement des autres, nous sommes prêts à bien des "sacrifices", à aller au bout de nos limites. Que de courage et d'inconfort pour le bonheur des autres, nous devenons des paillassons, des esclaves (rechercher mémoires), prêts à tout endurer  pour avoir l'amour et l'affection des autres, pour se faire croire que rien ne peux nous être reproché (rechercher d'où vient cette mémoire et la rendre), par peur d'être jugé de non assistance (chercher mémoires), ...et faisons des autres des dépendants, des assistés.

 

Laissons les autres faire leurs expériences, laissons les autres se rendre compte de leurs capacités, faisons leur confiance, au lieu d'avoir peur pour eux. Prier, nettoyer, transformer, lâcher, créer, aider ... par peur ou par amour, ne donnera pas le même résultat. Nous avons à apprendre à coopérer. Rendre sa place à chacun et s'entraider, équitablement. Liberté, Egalité, Fraternité !!! Quel beau programme nous avons choisi, ici en France, dans notre Unité, équilibrer la coopération !

« J’irais jusque là et toi tu devras faire le reste »

Lorsque nous allons trop loin, nous n'avons d'autre choix que d'aller nous recroqueviller dans notre coquille, pour nous ressourcer et faire le point, complètement hermétique à l'extérieur, faisant en râlant ou ne faisant plus du tout.

 

La base du soutient mutuel est dans l'équilibre du donner et du recevoir. Un juste donné engendrera équitablement, un juste recevoir. Sans attente évidemment, sinon cela brouille l'énergie qui ne sera plus juste.

 

Nous pouvons encourager les autres à se débrouiller seuls, tout en leur donnant les outils pour le faire, s’ils le souhaitent.

Dépasser sa peur de demander de l'aide, de ne pas y arriver seul, d'avoir besoin d'outils aussi.

Nous aidons les autres et les autres nous aident, nous sommes tous des guides les uns pour les autres.

 

En définissant et respectant vos limites, à tous les niveaux, dans tous les domaines de votre vie, vous vous créerez un espace de créativité illimité et stable, en respectant vos valeurs intérieures, vous trouverez votre point d’équilibre et de liberté créative.

La structure de vos responsabilités vous permettra d’observer, d’identifier et de transmuter plus facilement ce qui vous limite.  


Exercices :

-          Ecrivez une courte liste des choses que vous seriez prêts à faire si quelqu’un vous le demandait et d’autres choses que vous ne feriez pas. Cela vous aidera à trouver vos limites hors d’un contexte émotif. Où avez-vous fixé la limite et pourquoi ?

-          Liste des choses que vous faites avec plaisir pour les autres ou dans un lieu commun et celles qui vous plaisent moins.

§  Combien de ces tâches continuez-vous de faire ? Pourquoi ?

§  Faites vous des choses pour les autres (enfants, conjoints, parents, entreprise), qui vous poussent à vous plaindre ensuite ?

§  Vous sentez vous responsable de la vie des autres ou des erreurs commises par les autres ?

-          Dans quels domaines de votre vie affective, familiale, professionnelle, avez-vous tendance à sur coopérer et à vous sentir responsable ou encore à vous replier sur vous-même avec amertume ? Si vous sentez qu’on vous exploite et que vous n’êtes pas apprécié à votre juste valeur (martyr, paillasson), que pouvez vous faire dans votre vie pour trouver un meilleur équilibre en vous respectant plus.

 

Je vous laisse méditer cela …  

Publié dans Clés d'évolution

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